Le marché publicitaire français devrait atteindre 29,7 milliards d’euros en 2026, soit une progression de 4,9 % sur un an, selon le rapport « This Year Next Year » publié en juin 2026 par WPP Media, le pôle d’investissement média du groupe WPP. Une croissance solide, mais deux fois inférieure à la moyenne mondiale, portée par une redistribution profonde des budgets entre canaux numériques et médias traditionnels.
La télévision connectée, nouveau moteur de la publicité
Le signal le plus marquant de cette édition 2026 vient de la télévision connectée (CTV), dont les investissements bondissent de 24,7 % pour atteindre 961 millions d’euros. Le retail media, ces espaces publicitaires proposés directement par les enseignes de distribution sur leurs propres plateformes, confirme lui aussi son essor avec une progression de 9,2 %, pour un total de 1,66 milliard d’euros. Les réseaux sociaux (+7,5 %) et le gaming (+9,9 %) complètent ce paysage numérique en forte expansion.
Les médias traditionnels continuent de reculer
À l’inverse, les canaux historiques poursuivent leur érosion. La télévision linéaire perd 7,9 % de ses recettes publicitaires, les magazines 7,4 %, la presse quotidienne 2,9 % et l’audio 1,3 %. Ce décrochage confirme une tendance déjà à l’œuvre depuis plusieurs années : les annonceurs déplacent leurs budgets vers des formats plus ciblés et mesurables, au détriment des grands médias de masse.
- Marché total France 2026 : 29,7 milliards d’euros (+4,9 %).
- Télévision connectée (CTV) : 961 millions d’euros (+24,7 %).
- Retail media : 1,66 milliard d’euros (+9,2 %).
- TV linéaire : -7,9 % ; magazines : -7,4 % ; presse quotidienne : -2,9 %.
Ce que ces chiffres changent pour les annonceurs
Pour les entreprises qui investissent en communication, cette bascule impose de revoir les arbitrages budgétaires : la CTV permet désormais de toucher les foyers qui ont abandonné la télévision classique, tout en conservant une partie des codes du spot publicitaire. Le retail media, de son côté, séduit par sa capacité à cibler des consommateurs au moment précis de l’acte d’achat, un enjeu central pour tout entreprise et business cherchant à optimiser son retour sur investissement. Cette recomposition touche aussi les métiers du secteur : elle redessine le travail quotidien des équipes de marketing et médias, contraintes de maîtriser simultanément des formats vidéo, des plateformes de retail media et des outils numériques. Plus largement, ces arbitrages publicitaires influencent également l’écosystème du numérique et internet, qui capte une part croissante des investissements.
Questions fréquentes
Quelle est la taille du marché publicitaire français en 2026 ?
Il est estimé à 29,7 milliards d’euros, en hausse de 4,9 % par rapport à l’année précédente, selon le rapport WPP Media « This Year Next Year ».
Pourquoi la télévision connectée progresse-t-elle autant ?
Elle profite du report des audiences vers le streaming et les box connectées, avec des investissements en hausse de 24,7 % pour atteindre 961 millions d’euros en 2026.
Les médias traditionnels sont-ils tous en baisse ?
Oui, la télévision linéaire, les magazines, la presse quotidienne et l’audio perdent tous des recettes publicitaires en 2026, au profit des canaux numériques.
Sources
Influencia — Comdigitale — OUR(S)
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



