Sur les chemins forestiers comme dans les parcs urbains, une nouvelle habitude sportive s’installe durablement en France. Le trail running ne relève plus de la niche : il attire chaque année davantage de pratiquants, transforme le calendrier des compétitions et redessine le marché de l’équipement outdoor.
Une progression qui s’accélère
Selon les données publiées par la Fédération Française d’Athlétisme (FFA), le nombre de licenciés déclarant le trail comme activité principale atteint désormais 42 000, soit une hausse de 90 % en seulement trois ans. Ce chiffre ne reflète toutefois qu’une partie de la réalité : la discipline est aussi pratiquée massivement hors licence fédérale, notamment via les clubs de running généralistes.
Sur l’ensemble du territoire, 5 900 courses de trail ont été organisées en 2025, un nombre qui a doublé depuis 2015 et progressé de 20 % sur la seule dernière année, selon les chiffres relayés par la filière sport. En 2026, la dynamique se confirme : la fédération recense 11,4 % d’athlètes supplémentaires ayant déclaré une activité trail sur les dix semaines précédant la pleine saison estivale.
Près de 1 800 clubs impliqués
Cette croissance s’appuie sur un maillage local en pleine expansion. Près de 1 800 clubs affiliés à la FFA proposent désormais une pratique running ou trail, soit environ 35 % de l’ensemble des clubs et licenciés de la fédération. Beaucoup d’entre eux ont créé des sections dédiées ces dernières années, avec un encadrement spécifique pour l’entraînement en sentier, la gestion du dénivelé et la sécurité en milieu naturel.
Cette structuration répond à une demande sociale plus large : selon les études sectorielles, environ 3 millions de personnes pratiquent le trail en France, un chiffre porté par l’engouement pour les activités de pleine nature observé depuis plusieurs années.
Un marché de l’équipement en plein essor
Cette popularité se traduit directement dans les rayons spécialisés. Le marché du matériel de trail a progressé de 20 % en un an pour atteindre environ 500 millions d’euros de chiffre d’affaires. Les grandes marques renouvellent leurs gammes chaque année entre janvier et mai, avec deux orientations distinctes : des chaussures de compétition très légères (190 à 220 grammes), intégrant des plaques carbone pour maximiser le retour d’énergie, et des modèles d’entraînement plus lourds (250 à 310 grammes) privilégiant le confort sur la durée.
Des fabricants français se positionnent également sur ce segment, avec des lignes de production locales et des matériaux présentés comme moins impactants pour l’environnement, en réponse à une clientèle de plus en plus sensible à l’origine de son équipement.
Pourquoi cet engouement ne faiblit pas
- Un besoin croissant de reconnexion avec la nature, renforcé depuis la crise sanitaire
- Des parcours accessibles à tous les niveaux, du sentier familial à l’ultra-trail
- Un encadrement fédéral qui se professionnalise, avec plus de sécurité et de formation
- Une offre d’équipement qui se diversifie et se démocratise en prix
Pour les pratiquants occasionnels comme pour les compétiteurs, cette dynamique s’accompagne d’une vigilance accrue sur la préparation physique et le choix du matériel, deux facteurs identifiés par la fédération comme déterminants dans la prévention des blessures liées au dénivelé et à l’instabilité des terrains.
Pour aller plus loin sur les tendances du secteur, consultez nos rubriques Activités et Loisirs, Santé et Médecine et Voyage – Tourisme.
Questions fréquentes
Le trail nécessite-t-il un équipement spécifique ?
Oui, notamment des chaussures à crampons adaptées au terrain et, selon la distance, un sac d’hydratation ou un équipement de sécurité obligatoire pour certaines courses homologuées.
Le trail est-il réservé aux sportifs confirmés ?
Non, l’offre s’est largement diversifiée : la plupart des clubs proposent des parcours et des allures adaptés aux débutants, en complément des formats plus exigeants comme l’ultra-trail.
Pourquoi le nombre de courses a-t-il autant augmenté ?
La demande des pratiquants pour des formats en pleine nature a poussé les organisateurs locaux et les clubs à multiplier les événements, souvent en lien avec les collectivités et les offices de tourisme.
Sources
Filière Sport · Fédération Française d’Athlétisme · Jogging International
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



