Le Conseil européen de la recherche (ERC) a dévoilé le 3 septembre 2026 les résultats de son appel « Starting Grants » : 421 chercheuses et chercheurs en début de carrière vont se partager 705 millions d’euros pour lancer leurs propres équipes de recherche à travers l’Europe. La France figure parmi les grands bénéficiaires de cette édition.
Ce que finance une bourse ERC Starting Grant
Les Starting Grants s’adressent à des scientifiques ayant obtenu leur doctorat depuis quelques années et qui veulent construire leur indépendance scientifique. Chaque lauréat peut recevoir jusqu’à 1,5 million d’euros sur une période maximale de cinq ans pour monter une équipe et développer un projet de recherche jugé particulièrement ambitieux ou risqué. Cette édition 2026 a battu un record de candidatures : 4 807 propositions déposées, soit 22 % de plus que l’année précédente, pour un taux de succès de seulement 8,8 %.
705 millions d’euros et plus de 2 700 emplois créés
Selon l’ERC, l’ensemble de ces financements devrait permettre de créer plus de 2 700 emplois au sein des équipes de recherche des lauréats. Fait notable de cette édition : 21 chercheurs actuellement basés hors d’Europe, dont 20 aux États-Unis, ont choisi de s’installer sur le continent pour mener leur projet. Ces profils peuvent en plus solliciter jusqu’à 2 millions d’euros supplémentaires via le dispositif « Choose Europe », destiné à financer la création de nouveaux laboratoires.
Ce mouvement s’inscrit dans une dynamique plus large de repositionnement scientifique du continent, que notre article sur les six chantiers industriels lancés par l’Europe pour rattraper son retard en quantique avait déjà mise en évidence.
La France en 3e position, le CNRS très présent
Avec 38 chercheurs lauréats, la France se classe troisième pays bénéficiaire de cette édition, selon l’agence spécialisée AEF info. Sur ce total, 18 sont rattachés au CNRS, dont trois rien qu’au sein de CNRS Physique. Parmi les projets retenus : REPHASE, porté par Niloufar Nilforoushan au laboratoire MPQ, qui explore comment des impulsions laser peuvent renforcer l’ordre électronique et magnétique de certains matériaux quantiques ; TURQUOISE, porté par Quentin Ficheux à l’Institut Néel, consacré au développement de qubits plus tolérants aux erreurs pour l’informatique quantique ; et UREikA, porté par Carlo Heissenberg à l’IPhT (CEA/CNRS), qui modélise la diffusion gravitationnelle à très haute énergie.
Cette réussite confirme une tendance déjà observée dans notre rubrique Science et Technologie : la recherche française reste compétitive à l’échelle européenne, comme le montrait déjà notre article sur ces scientifiques français qui pourraient changer le quotidien.
Un signal pour l’écosystème français de l’innovation
Ces résultats arrivent alors que la France cherche à consolider sa position dans la compétition scientifique et technologique mondiale, qu’il s’agisse de recherche fondamentale ou d’innovation appliquée. Notre enquête sur les startups françaises de l’intelligence artificielle pointait déjà cette ambition, tout comme le récent sommet international de l’espace organisé à Paris. Pour en suivre les prochaines étapes, notre rubrique Internet – Actus Geek continuera de couvrir ces avancées.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’une bourse ERC Starting Grant ?
C’est un financement du Conseil européen de la recherche destiné aux scientifiques en début de carrière, pouvant atteindre 1,5 million d’euros sur cinq ans, pour créer leur propre équipe et développer un projet de recherche ambitieux.
Combien de chercheurs français ont été sélectionnés en 2026 ?
Selon AEF info, 38 chercheurs rattachés à des institutions françaises figurent parmi les 421 lauréats de cette édition, dont 18 au CNRS, plaçant la France en 3e position des pays bénéficiaires.
Pourquoi certains chercheurs quittent-ils les États-Unis pour l’Europe ?
L’ERC indique que 21 chercheurs basés hors d’Europe, dont 20 aux États-Unis, ont choisi de s’installer sur le continent pour mener leur projet, aidés par un financement complémentaire pouvant aller jusqu’à 2 millions d’euros pour créer un nouveau laboratoire.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



