En France, la pratique du vélo continue de progresser, et cette fois-ci la tendance ne se limite plus aux grandes métropoles. Les derniers relevés de fréquentation cyclable montrent une dynamique qui gagne désormais les campagnes et les villes moyennes presque aussi vite que les centres urbains, confirmant une transformation durable des habitudes de déplacement et de loisir des Français.
Une fréquentation cyclable toujours en hausse
Selon les données de la Plateforme nationale des fréquentations (PNF), animée par l’association Réseau vélo et marche (ex-Vélo & Territoires), la fréquentation cyclable en France a progressé de 5 % sur l’ensemble de l’année 2025. Fin mars 2026, ce dispositif s’appuyait sur les remontées de 194 contributeurs et plus de 1 800 compteurs répartis sur tout le territoire, ce qui en fait l’un des baromètres les plus fiables du secteur.
Fait notable : cette hausse de 2025 a été homogène, touchant aussi bien les zones urbaines denses que les territoires intermédiaires et ruraux, avec une progression d’environ 5 % dans chacune de ces catégories. Sur les premiers mois de 2026, la dynamique se poursuit mais se déplace légèrement : les communes rurales et les villes moyennes affichent une croissance plus marquée, autour de 9 %, contre environ 4 % dans les grandes agglomérations. Depuis 2019, la fréquentation cyclable cumulée a bondi de 47 %, même si elle reste encore éloignée de la trajectoire nécessaire pour atteindre l’objectif national de 12 % de part modale du vélo d’ici 2030.
Un Français sur quatre pédale chaque semaine
Au-delà des compteurs, c’est l’ancrage du vélo dans le quotidien qui frappe : la part des Français déclarant pédaler au moins une fois par semaine a doublé depuis 2012, pour atteindre 24 % de la population. Ce basculement s’explique en partie par la démocratisation du vélo à assistance électrique, qui représenterait désormais plus de la moitié des ventes de vélos neufs, rendant la pratique accessible à un public plus large, y compris sur des trajets plus longs ou plus vallonnés.
Les bénéfices de cette progression ne sont pas seulement individuels. D’après les travaux de l’ADEME, la filière vélo génère chaque année plusieurs milliards d’euros de retombées économiques directes et soutient des dizaines de milliers d'emplois en France, un chiffre qui grimpe encore lorsque l’on intègre les effets indirects et les économies liées à la santé publique.
- Fréquentation cyclable : +5 % en 2025, hausse homogène sur tous les territoires
- Début 2026 : +9 % en zones rurales et intermédiaires, +4 % en grandes agglomérations
- 24 % des Français pédalent au moins une fois par semaine, contre une part deux fois moindre en 2012
- Vélo à assistance électrique : plus de la moitié du marché des ventes de vélos neufs
Le vélo, nouvel outil d’attractivité des territoires
Cette croissance profite aussi au tourisme. La France conserve son rang de deuxième destination mondiale pour le tourisme à vélo, portée par un maillage d’itinéraires cyclables qui continue de s’étoffer chaque année. Pour de nombreux territoires ruraux, l’arrivée régulière de cyclistes représente un levier économique concret, entre hébergements, restauration locale et location de matériel, qui vient compléter une offre de loisirs parfois moins développée que dans les grandes villes.
Les collectivités misent de plus en plus sur ces infrastructures pour répondre à une demande croissante de mobilités actives, à mi-chemin entre pratique sportive, loisir familial et alternative aux déplacements motorisés. Cette évolution s’inscrit aussi dans une réflexion plus large sur les mobilités durables, tout en apportant des bénéfices reconnus pour la santé des pratiquants réguliers.
Questions fréquentes
Pourquoi la fréquentation vélo progresse-t-elle plus vite en zones rurales qu’en ville ?
Les grandes agglomérations avaient déjà largement développé leurs infrastructures cyclables ces dernières années, tandis que les territoires ruraux et intermédiaires investissent plus récemment dans des itinéraires sécurisés et bénéficient de la démocratisation du vélo électrique, qui facilite les trajets plus longs.
Le vélo à assistance électrique explique-t-il à lui seul cette hausse ?
Il joue un rôle important en rendant la pratique accessible à davantage de profils, mais la progression s’appuie aussi sur le développement des véloroutes, la hausse du prix des carburants et une sensibilisation croissante aux bénéfices santé et environnementaux du vélo.
La France est-elle en avance sur ses objectifs de part modale vélo ?
Pas encore : malgré une hausse cumulée de 47 % depuis 2019, la trajectoire actuelle reste en deçà de l’objectif national visant 12 % de part modale pour le vélo à l’horizon 2030.
Sources
- Réseau vélo et marche — Bilan 2025 de la fréquentation cyclable en France
- AF3V — Fréquentation cyclable en France en hausse de 5 % en 2025
- Reporterre — Vélo : un usage en hausse début 2026, surtout en ruralité
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



