Voyager en septembre pour économiser sur l’hôtel et éviter la foule : le calcul semblait imparable. Sauf qu’en 2026, les chiffres présentés lors du salon professionnel IFTM à Paris racontent l’inverse. Septembre est devenu le mois où les touristes sont les plus nombreux et celui où la nuitée coûte le plus cher de tout l’été.
Un basculement confirmé par les chiffres
Selon les données de la plateforme de réservation hôtelière SiteMinder, présentées à l’IFTM, les réservations de septembre 2026 affichent une hausse de 18,7 % par rapport à 2025 en France, la plus forte progression de toute la période estivale, toutes destinations européennes confondues. La durée moyenne de séjour progresse elle aussi, à 2,41 nuits (+1,7 %), la meilleure performance du continent. Autre signal du changement d’habitudes : la part des réservations françaises pour septembre est passée de 20 % en 2025 à 22 % en 2026.
Ce report vers la fin de l’été n’est pas propre à la France : en Europe, plusieurs marchés observent le même mouvement, porté par des épisodes de chaleur de plus en plus fréquents en juillet-août, qui poussent une partie des vacanciers à décaler leur séjour vers des températures plus clémentes.
Le paradoxe du prix : septembre, mois le plus cher de l’été
C’est le point le moins souligné dans la lecture optimiste de ces chiffres : en France, septembre est en 2026 le seul mois de la saison estivale où le tarif moyen par nuit augmente, avec une hausse de 2,9 % à 292,61 € la nuit. Autrement dit, la demande plus forte fait grimper les prix plutôt que les hôtels ne cassent leurs tarifs pour remplir les chambres restées vides après la rentrée. Pour le voyageur qui espérait profiter d’un arrière-saison à prix cassé, la réalité 2026 est plus nuancée : moins de foule, sans doute, mais pas nécessairement moins cher.
Ce que cela change pour les voyageurs
- Réserver tôt reste utile même hors haute saison classique : la demande de septembre grimpe désormais presque aussi vite que celle de juillet-août.
- Les destinations proches et moins saturées gagnent du terrain, une logique déjà à l’œuvre avec la préférence croissante des Français pour le littoral proche de chez eux.
- La recherche de séjours plus calmes, hors des pics d’affluence, accompagne ce report de calendrier.
Une France qui reste sur une dynamique de records
Ce basculement de calendrier n’efface pas la bonne tenue globale du secteur : entre janvier et juillet 2026, les recettes touristiques internationales de la France ont atteint 49,5 milliards d’euros, dont 9,4 milliards rien qu’en juillet (+3,7 % sur un an), avec des arrivées internationales en forte hausse depuis le Mexique (+14 %), le Canada (+10 %) et la Chine (+5 %). En Île-de-France, 13,3 millions de touristes ont été accueillis entre juin et août, une progression de 3 % par rapport à 2025. À l’inverse, le taux de départ des Français en vacances en France a reculé de 5 points sur juillet-août, à 59 %, sous l’effet conjugué du pouvoir d’achat et des épisodes de canicule qui ont raccourci certains séjours.
Questions fréquentes
Pourquoi les prix des hôtels augmentent-ils en septembre plutôt que de baisser ?
Parce que la demande a fortement augmenté cette année : avec 18,7 % de réservations en plus qu’en 2025, les hôtels n’ont plus besoin de baisser leurs tarifs pour remplir leurs chambres, contrairement à la logique classique de l’arrière-saison.
Ce report vers septembre est-il lié à la chaleur de l’été ?
C’est l’une des explications avancées par les professionnels du secteur : des épisodes de forte chaleur en juillet-août incitent une partie des voyageurs à décaler leur séjour vers des dates plus tempérées, en particulier en Europe du Sud.
Le tourisme international vers la France continue-t-il de progresser malgré tout ?
Oui : les recettes touristiques internationales ont progressé de 3,7 % sur un an entre janvier et juillet 2026, portées notamment par la hausse des arrivées en provenance du Mexique, du Canada et de Chine.
Sources
- Presse Agence — Septembre s’impose comme le nouveau mois phare des vacances d’été 2026
- TendanceHotellerie — Tourisme 2026 : des voyageurs toujours présents, mais plus sélectifs
- Europe 1 — Tourisme en France : les visiteurs internationaux au rendez-vous, le budget des Français plus contraint
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



