Dans la nuit du 19 au 20 octobre 2026, une fusée H3 a décollé du centre spatial japonais de Tanegashima, emportant la sonde MMX (Martian Moons eXploration) vers Phobos, l’une des deux lunes de Mars. L’agence spatiale japonaise JAXA ambitionne une première mondiale : se poser sur ce petit satellite naturel et en ramener un échantillon de matière sur Terre.
Un objectif : percer le mystère de l’origine de Phobos et Deimos
Mars possède deux lunes, Phobos et Deimos, dont l’origine reste débattue : s’agit-il d’astéroïdes capturés par la gravité martienne, ou de débris issus d’un impact ancien sur la planète rouge ? Pour trancher, la sonde MMX doit se poser sur Phobos et y prélever au moins 10 grammes de matière, avant de renvoyer un module de retour vers la Terre.
Un voyage de plusieurs années
Après un trajet d’environ un an, MMX rejoindra le système martien à l’été 2027 et s’installera en orbite autour de Phobos à l’automne de la même année. Le prélèvement d’échantillons n’est pas attendu avant fin 2028, et la capsule contenant les précieux fragments ne devrait atterrir sur Terre qu’en 2031. Un calendrier long, à l’image des grandes missions de retour d’échantillons, comme celles menées vers les astéroïdes Ryugu et Bennu.
- Lancement : 20 octobre 2026, fusée H3, centre spatial de Tanegashima
- Arrivée en orbite autour de Phobos : automne 2027
- Prélèvement d’échantillons : au plus tôt fin 2028
- Retour de la capsule sur Terre : 2031
Se poser sur Phobos représente un défi technique considérable : avec un diamètre d’à peine 27 kilomètres, cette lune n’exerce qu’une gravité extrêmement faible, rendant toute manœuvre de descente délicate. Les ingénieurs de la JAXA ont donc conçu un système d’atterrissage spécifique, capable de maintenir la sonde au contact du sol le temps du prélèvement, avant son envol vers l’orbite martienne.
Une coopération internationale, avec une contribution française
MMX n’est pas une mission solitaire : la NASA, l’agence spatiale européenne ESA, l’allemande DLR et la française CNES y participent activement. La France fournit notamment le petit rover Idefix, conçu avec l’agence spatiale allemande, qui explorera la surface de Phobos avant l’atterrissage de la sonde afin de confirmer la sécurité du site choisi. Un spectromètre baptisé MIRS, développé par le Cnes et l’Observatoire de Paris-PSL, aidera également les équipes scientifiques à repérer les zones les plus intéressantes à analyser.
Pourquoi cette mission intéresse la communauté scientifique internationale
Si elle réussit, MMX rapportera le premier échantillon jamais prélevé dans le système martien, Phobos y compris. Comprendre la composition de cette lune permettrait de mieux cerner l’histoire de Mars elle-même, et pourrait éclairer de futurs projets d’exploration habitée de la planète rouge, pour laquelle Phobos est régulièrement envisagée comme base avancée. Les agences spatiales du monde entier suivront donc de près chaque étape de ce long périple.
Pour les passionnés de science et technologie, cette mission s’inscrit dans une dynamique mondiale de retour d’échantillons extraterrestres, après les succès japonais Hayabusa2 et américain OSIRIS-REx. Elle illustre aussi comment des agences aux moyens limités peuvent, en unissant leurs compétences via une coopération internationale, mener des projets scientifiques ambitieux — un sujet que nous suivons régulièrement dans notre rubrique Science et Technologie. Les amateurs de nouvelles technologies spatiales peuvent aussi retrouver nos analyses dans la rubrique Internet – Actus Geek.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que la mission MMX ?
MMX (Martian Moons eXploration) est une mission spatiale japonaise pilotée par la JAXA, destinée à étudier Phobos et Deimos, les deux lunes de Mars, et à rapporter sur Terre un échantillon prélevé sur Phobos.
Quand la sonde doit-elle revenir sur Terre ?
Le retour de la capsule contenant les échantillons est prévu pour 2031, après un prélèvement sur Phobos qui ne pourra pas intervenir avant fin 2028.
Quel est le rôle de la France dans cette mission ?
La France, via le Cnes, fournit le rover Idefix ainsi qu’un spectromètre embarqué, MIRS, développé avec l’Observatoire de Paris-PSL, pour préparer l’atterrissage et sélectionner les meilleurs sites de prélèvement.
Sources
Space.com —
France Info —
L’essentiel
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



